Action Président
Président de l’université en 2009, je pouvais, pour empêcher la fermeture de notre université varoise :
- Faire voter, par le Conseil d’Administration (CA), le Conseil Scientifique (CS), le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU), des motions dénonçant, entre autres, les projets de « réforme » en cours.
Une motion votée par le CA (3 février), une motion votée par le CEVU (27 janvier).
- Organiser spontanément et dès le début de la mobilisation des États généraux de l’Université de Toulon pour débattre de la situation préoccupante de l’Université, des projets de « réforme » gouvernementaux, de la LRU.
Les États généraux de l’Université de Toulon ont eu lieu le 24 mars.
- Réunir un Congrès exceptionnel pour faire voter des motions dénonçant les projets de « réforme » en cours, et demandant l’abrogation de la LRU.
Le Congrès, réuni le 23 mars, a voté une motion « contre les méfaits de la loi LRU ».
- À la CPU, voter et faire voter des motions de défiance vis-à-vis des projets de « réforme » en cours ; bien relire le communiqué et, le cas échéant, m’insurger publiquement contre sa refonte intégrale à l’insu des signataires, dont je suis.
- Signer l’« Appel de la Sorbonne » comme plusieurs de mes collègues présidents d’université. (Voir aussi la vidéo de l’Appel de la Sorbonne)
- M’engager officiellement et par écrit à ce que les étudiants grévistes ne puissent être pénalisés au moment des jurys d’examens.
- M’engager officiellement et par écrit à ce que tous les personnels de mon établissement, notamment les BIATOSS, puissent participer librement aux actions de la coordination.
- M’engager solennellement et par écrit à ne pas transmettre au rectorat, au ministère, quelque donnée que ce soit concernant les grévistes.
- Reconnaître la légitimité des assemblées générales et agir conformément à ce principe. Par exemple, ne pas organiser de consultation à bulletin secret dans le but de court-circuiter un éventuel vote de l’AG (blocage).
Le vote à bulletin secret a été réalisé le 9 mars.
- Réaffirmer solennellement mon soutien aux actions de la coordination et agir conformément à ce principe. Par exemple, ne pas convoquer la presse le jour du blocage de l’Université pour critiquer les modalités d’action de la coordination.
- Accéder aux demandes légitimes de la coordination, comme celle de pouvoir diffuser régulièrement un courriel d’information sur la liste communicationsadministratives@univ-tln.fr
- Fournir à la coordination dans les meilleurs délais tous les documents (non caviardés) utiles à l’élaboration de leurs analyses de la situation à l’Université de Toulon.
- Décréter une journée « fac morte », comme d’autres présidents d’université l’ont fait (à Tours, à Nice…), de manière à favoriser la mobilisation de l’ensemble des personnels dans le cadre d’une journée d’action nationale (ou locale).
- Refuser de rendre les postes réclamés par le ministère, en contestant les nouveaux critères de dotation dits « SYMPA ».
- Aller aux assemblées générales, non pas comme guest star, mais comme membre de la communauté universitaire.
- Discuter avec les personnels grévistes ou non-grévistes pour échanger sur nos points de vue respectifs.
- Discuter avec les étudiant-e-s (dans le cadre ou en dehors des assemblées générales) et, éventuellement, contrer les fausses rumeurs (sur les raisons de la contestation universitaire, sur les modalités de la grève, sur la pénalisation des étudiants, etc.).
- Parler du mouvement et de ses raisons autour de moi : famille, amis, collègues, élus etc.
- Participer à la caisse de grève.
- Apporter toute l’aide logistique nécessaire aux actions de la coordination.
- Participer aux actions de la coordination.
- Exemples : cours alternatifs, opération « Campus en ville », pétitions, lettres à la presse, aux élus, aux parents d’élèves, conférences de presse, voire plus si affinités (« printemps des chaises », blocage, actions « coup de poing », etc.).
- Ne pas me contenter de parader quinze minutes lors des grandes manifestations nationales (29 janvier, 19 mars), le temps (d’essayer de) de serrer quelques mains et, si possible, de me faire photographier.
- Organiser des actions avec la coordination.
- Exemples : rédaction de tracts, actions « coup de poing », kermesse, théâtre, confection de banderoles, courses, repas pour les occupants de l’amphi 400, etc.)
- Apporter mon soutien aux désobéisseurs en signant des pétitions, en envoyant des lettres au rectorat, au ministère, aux élus ; en manifestant.
- Œuvrer à la convergence des luttes en prenant contact avec la maternelle, le primaire, le secondaire, avec les hospitaliers, avec les précaires etc. ; en soutenant et en participant à leurs actions.
Publié le samedi 28 mars 2009 par Quid ?